Opéra d’Antonio Ghislanzoni et Giuseppe Verdi

  • Samedi 20 Mars - 20h00 - 3h05 dont un entracte

Opéra en 4 actes

Créé à l’Opéra du Caire en 1871 pour célébrer l’ouverture du Canal de Suez, Aida nous plonge dans le fantasme d’une Antiquité reconstituée. Au coeur de l’intrigue, un choix impossible entre l’amour et le devoir patriotique : une princesse éthiopienne captive et un militaire égyptien trahissent leur peuple et défient une puissante rivale, s’unissant jusqu’à la mort. Marquée par le contraste entre un spectacle démesuré et la transition vers une dramaturgie de l’intimité, la partition de Verdi réussit à distinguer le drame intérieur de ses protagonistes de l’imposant cadre historique. L’oeuvre réunit les thématiques chères au compositeur : la nostalgie de la patrie perdue, la délivrance par la mort, l’opposition entre un présent décevant et un ailleurs idéalisé, le poids des pouvoirs religieux et politiques, éléments régulateurs d’un monde conçu comme un piège. La metteure en scène hollandaise Lotte de Beer, pour ses débuts à l’Opéra national de Paris, choisit de porter un regard critique sur la représentation européenne des peuples colonisés, nous incitant à repenser notre rapport aux productions esthétiques du passé et du présent.

Musique, Giuseppe Verdi | Livret, Antonio Ghislanzoni | Direction musicale, Michele Mariotti Mise en scène, Lotte de Beer | Décors, Christof Hetzer | Costumes, Jorine van Beek Lumières, Alex Brok | Dramaturgie, Peter te Nuyl | Marionnettiste, Significant Object | Chef des Chœurs, José Luis Basso | Orchestre et Chœurs de l’Opéra national de Paris | Présenté par Alain Duault | Il re, Soloman Howard | Amneris, Elīna Garanča | Aida, Sondra Radvanovsky | Radamès, Jonas Kaufmann | Ramfis, Dmitry Belosselskiy | Amonasro, Ludovic Tézier | Un messaggero, Alessandro Liberatore | Sacerdotessa, Gabriella Reyes